Qu’est-ce que l’hypnose systemique?

Il m’arrive souvent que les gens me demandent: Nathalie, l’hypnose systémique, c’est quoi ?

Et en premier, on pense à l’hypnose de spectacle, vous savez ou il y a l’hypnotiseur qui vous parle d’une voix bizarre et après vous êtes livré·e corps et âme. L’hypnotiseur fait de vous ce qu’il veut.
Et ça, c’est l’horreur. Ça n’a rien à voir avec l’hypnose systémique, ni thérapeutique.

Parce que dans l’hypnose thérapeutiques, il y a aussi une méthode qui consiste à préparer un script pour quelque chose comme des angoisses, des phobies, ou arrêter de fumer tout simplement. On prépare un script après avoir parlé à la personne, on met la personne en transe et on lui lit ce script.
On s’adresse à son inconscient directement et en fait on éteint le conscient. Ça donne de bons résultats.
Parfois.

Mais ce n’est pas la même chose que l’hypnose systémique.D’abord on n’exclut pas le conscient. C’est absurde, c’est un allié merveilleux, c’est nous.

Quand les gens viennent à une séance d’hypnose, d’hypnose systémique, en général, ils ne sont pas tout seuls… On dirait comme ça, mais c’est un système qui arrive. Par exemple, si vous voulez arrêter de fumer, il y a une partie de vous qui ne veut pas arrêter. Sinon vous auriez arrêté il y a longtemps. Rationelement on sait qu’on devrait arrêter, mais il y a une partie de nous qui veut fumer.
Et c’est là que ça devient intéressant. Si, après, bien sûr, être entré dans une une position où on est plus relaxé·e, un peu comme quand on s’endort où on a accès à l’inconscient et au conscient à la fois, on demande à cette partie, mais pourquoi fumer ? Elle a de bonnes raisons en général: sa liberté, sa pause pendant le boulot. Et même respirer à fond… Plein de possibilités. Plein de bonnes choses qu’on peut utiliser et transformer pour que ce ne soit pas associé à une habitude nocive.

Et parfois, cette partie aussi, elle a des resurgences de l’enfance. Il y a des choses à retrouver dans l’enfance qu’on peut réparer, réorganiser. Commepour les croyances que nous répetons sans y penser. Par exemple „j’ai besoin de liberté.“ Et si on demande, mais c’est quoi pour toi être libre ? On commence à chercher et à réagencer, à prendre le bon, laisser le mauvais, ou le mettre ailleurs. Voilà.
Et ce qui est intéressant aussi, c’est que on s’adresse souvent au corps, parce que c’est dans le corps que ça pèse, que ça fait mal, que ça tire, que c’est chaud, que c’est froid… C’est dans le corps qu’on réorganise tout ça tout en se servant de la métaphore, une métaphore qu’on développe avec la personne pour qu’elle ait accès à ses ressources et pour qu’ ensemble, nous arrivions à quelque chose.
Et c’est pour ça que la première question, la première chose qu’on fait ensemble, c’est de définir l’intention précise que nous avons. Voilà, j’espère que ça explique un peu.

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